Fate/Stay Night : Introduction

L'introduction de Fate/Stay Night, assez longue, est commune aux trois scénarios. Elle plante le décor de l'action et les personnages principaux, et lance quelques petites pistes suivies ensuite plus ou moins selon le scénario. C'est donc par là que je vais commencer ma traduction.

Evidemment, c'est un premier jet, donc c'est dit bizarrement, c'est pas très fluide... Mais voilà le début de cette intro. J'actualiserai très régulièrement cette page, jusqu'à l'avoir finie, et je m'attaquerai ensuite aux scénarios eux-mêmes.

Cette traduction, c'est mon travail, j'ai passé du temps à la faire, et je ne veux donc pas qu'on copie-colle ce qui suit, par simple respect. Par contre, si vous voulez faire connaître cette page, vous prenez le lien et vous le partagez où vous voulez.

Enjoy !

Fate/Stay Night – Version française rédigée

Introduction


Réalisation et Ecriture du jeu : Type-Moon

Traduction anglaise : Mirror-Moon

Traduction française : L.D. / Pyraquadel



I am the bone of my sword
Steel is my body, and fire is my blood
I have created over a thousand blades
Not known to death,
Nor known to life,
Have withstood pain to create many weapons
Yet those hands will never hold anything
So, as I pray,
Unlimited Blade Works.



Introduction, chapitre 1 /

Lorsque je me réveillai, j'étais dans un terrain incendié.
Je suppose qu'il y avait un grand feu. La ville familière était devenue cendres, on aurait dit un champ de bataille tiré d'un film.
Mais ça ne dura pas longtemps non plus.
Le feu s'éteignait à mesure que le soleil se levait. Le grand mur de flammes avait rétréci, et la plupart des buildings étaient tombés.
C'était bizarre, être la seule chose dans cet endroit qui avait encore la même forme qu'avant.
J'étais le seul encore vivant ici.
J'avais du être vraiment chanceux, ou ma maison devait être construite à un endroit opportun.
Je ne sais pas, mais le fait était que j'étais le seul laissé vivant.
J'ai senti que puisque j'avais survécu, je devais vivre. J'ai commencé à marcher sans but, parce que je pensais que ce serait dangereux de simplement rester ici.
Je n'étais pas vraiment inquiet d'être brûlé comme les personnes allongées autour de moi.
Sans doute parce que, bien que je ne voulais pas être comme elles, j'avais un sentiment plus puissant à l'esprit.
Je n'avais aucun espoir.
Je me demandais déjà si j'étais encore en vie, alors je ne pouvais m'attendre à être sauvé.
Je ne survivrai pas.
Quoi qu'il arrive, je ne serai pas capable de m'échapper de ce monde rouge.
C'était un enfer si absolu que même un petit enfant pouvait comprendre ça.
Et je m'effondrai.
Était-ce parce qu'il n'y avait pas d'air ? Parce qu'aucune fonction n'était restée dans mon corps ?
Peu importe, je m'effondrai et fixai le ciel nuageux. Tout autour de moi avait brûlé, et je pouvais voir certaines personnes desséchées. Les nuages noirs surgissaient dans le ciel, me disant qu'il allait bientôt pleuvoir.
C'est bien. Le feu mourra lorsqu'il pleuvra.
A la fin, j'ai profondément soupiré, et j'ai regardé le ciel. Je me dis que ça fait mal. Je le dis au nom de toutes les personnes qui ne pouvaient même pas le dire.

C'était il y a dix ans.
Après ça, je fus miraculeusement sauvé.
Mon corps survécut.
Mais je pense que tout le reste fut réduit en cendres.
Si vous enlevez à un enfant ses parents, sa maison, et toutes ces choses, il ne reste plus rien pour lui. C'est pourquoi il n'y avait que mon corps.
Je pense que c'est une simple histoire.
En d'autres termes, de façon à laisser mon corps vivre...
Mon cœur mourut.



Je suis en train de rêver.

« Huh !? »
Je plissai mes yeux en sentant la forte lumière.
« Si brillant », ai-je pensé.
C'était simplement de la lumière que virent mes yeux lorsque je me réveillai, mais je n'étais pas habitué à ça.
Je ne réalisais probablement même pas ce que la lumière brillante signifiait.
« Huh ? »
Mes yeux s'habituent à la lumière, et je suis surpris... Je suis allongé sur un lit inconnu, dans une salle inconnue. Je suis surpris, mais la salle est si blanche et propre que je me sens sauvé.
« ...Où suis-je ? »
Je regarde autour de moi.
La pièce est grande, et il y a d'autres lits. Une personne est dans chaque lit, et tout le monde a l'air d'avoir mal.
Mais rien ne semble malade dans cette pièce.
Chaque blessé est quelqu'un qui a été sauvé.
« ... »
Je me détends et laisse mes yeux errer.
Derrière la fenêtre, le ciel bleu, éblouissant, était incroyablement beau.
Après quelques jours, je compris finalement. Je pouvais clairement me rappeler ce qui s'était passé les quelques jours passés. Malgré tout, je n'étais pas différent d'un nouveau-né.
Ce n'est pas qu'une métaphore, j'étais près de la vérité.
En tout cas, c'était un épouvantable feu.
J'en avais été sauvé, étais dans un hôpital avec mon corps enroulé de bandages, et mes parents n'étaient plus là.
Je ne saisissais pas la situation, mais je comprenais vaguement que j'étais seul.
Je pense que j'ai vite compris.
Bon, il n'y avait que des enfants dans des situations similaires autour de moi, alors tout ce que j'ai pu faire était d'absorber ce fait.
Et après ça.
Cet homme vint, juste quand je commençais à m'inquiéter à ce qui m'arriverait ensuite.
Il vint, le jour où mes bandages étaient enlevés et où j'étais capable de manger sans aide.
Un manteau scintillant et des cheveux hirsutes.
L'homme, un peu plus jeune que le docteur, paraissait plus comme un grand frère que comme un père.
- Bonjour. Tu dois être Shirou. »
Un sourire qui semble fondre dans la blanche lumière du soleil.
J'ai pensé que c'était une voix méfiante, mais très gentille.
- Je vais te demander directement. Que préfères-tu ? Aller à un orphelinat, ou être adopté par cet homme que tu n'as jamais vu auparavant ? »
Cet homme était en train de dire qu'il pouvait m'adopter.
Quand je lui demandai s'il était un parent à moi, il dit qu'il était juste un étranger.
… Il paraissait être un type sans futur, peu recommandable. Mais ça ne faisait aucune différence, puisque je ne savais qu'une chose : Lui ou l'orphelinat.
Alors j'ai décidé d'aller avec lui.
- Je vois, c'est bien. Prépare-toi vite, alors. Tu dois t'habituer à ta nouvelle maison aussi vite que possible. »
Le type commença rapidement à préparer mes affaires. C'était un peu maladroit, même aux yeux d'un enfant. Puis, après avoir tout dérangé...
- Oh, j'ai oublié de mentionner quelque chose d'important.
Je dois te dire une chose avant que tu viennes avec moi.
D'accord ? »
Il se tourna vers moi joyeusement et dit :
« Ouais...
Pour commencer, je suis un sorcier. »
Il le dit avec un ton sérieux, exagéré.
Ça c'est passé en un instant. Maintenant que j'y pense, j'étais vraiment un enfant. J'ai immédiatement cru ces mots.
- Wow, vous êtes génial. »
Je suppose que j'ai dit ça les yeux brillants.

Après ça, je devins son enfant.
En fait, je ne me rappelle pas ce que j'ai dit ensuite.
Mais mon père parlerait toujours de ce jour.
Il se rappellerait, et me raconterait cette histoire encore et encore.
Pour mon père, Emiya Kiritsugu, ça a donc du être le jour le plus heureux de sa vie.
Alors.
Je suppose que c'était étrange pour mon père de me dire qu'il était un sorcier, mais j'étais aussi étrange pour admirer ça.
Ainsi, je devins un fils adopté, et mon nom de famille devint Emiya.
Emiya Shirou.
Quand je disais mon nom, j'étais vraiment fier d'avoir le même nom de famille que Kiritsugu.

… Je suis en train de rêver.
Une histoire de mon enfance.
C'était quand j'ai finalement convaincu mon père de faire de moi son élève, alors ça devait être il y a environ huit ans.
Quand je fus assez vieux pour rester à la maison tout seul, Kiritsugu commença à quitter la maison régulièrement.
Il dirait avec son ton normal qu'il allait « parcourir le monde », et il commença à faire ainsi.
C'est comme ça que ce fut après ça.
C'était normal pour lui de laisser la maison vide pour un mois, et parfois il ne revenait pas à la maison avant la moitié d'une année.
La maison Emiya était une grande maison de style japonais, et Kiritsugu et moi étions les seuls à y vivre.
J'étais perplexe dans cette maison par moments, comme c'était trop grand pour un enfant.
Mais quand même, j'aimais ma vie ici.
Emiya Kiritsugu reviendrait de ses voyages, et me raconterait plein d'histoires comme à un enfant.
Et l'enfant qui partageait son nom de famille serait à la maison, en attendant ces histoires.
J'étais toujours seul dans la maison, mais cette solitude serait fade sans toutes les histoires qu'il ramenait.
         Le père qui poursuivait toujours ses rêves comme un enfant.
Son attitude était incroyable, mais il m'a toujours ébloui.
C'est sans doute pourquoi j'ai voulu être comme lui un jour.
D'ailleurs, en plus de ça...
Vu mon père, à jamais rêveur, je sentis que je devrais devenir moi-même fiable...


         




Introduction, chapitre 2 /

J'entends un bruit.
J'entends un bruit lourd, vieux, rouillé, retentir lorsque la porte s'ouvre.

La lumière pénétra la sombre remise.
«          Uh. »
Mon esprit, se réveillant...
« Senpai, êtes-vous réveillé ? »
… Sent l'air frais et les pas s'approchant.

« … Mm. Bonjour, Sakura.
- Ah, oui. Bonjour, senpai. »
Sakura sourit et acquiesce comme si elle était habituée à cette situation.
« Senpai, c'est déjà le matin. Vous avez encore un peu de temps, mais Fujimura-sensei va se mettre en colère si vous restez endormi ici.
- Oh... Tu as raison. Merci d'être venue me réveiller.
- Il n'y a aucun problème. Vous êtes toujours levé si tôt. Je peux simplement venir et vous réveiller comme ça occasionnellement. »
… ?
Sakura semble plus enjouée que d'habitude aujourd'hui, comme si elle était contente à propos de quelque chose.
« … Vraiment ? Je trouve que tu me réveilles plutôt souvent.
Enfin, Fuji-Nee me frappe toujours pour me réveiller, alors je préfère t'avoir pour me réveiller... Mais j'essaierai de faire mieux la prochaine fois. »
Je lui réponds avec une tête endormie. Je ne sais pas ce que je dis avec mon esprit pas encore complètement réveillé.
« Très bien. Mais je suis plus heureuse quand vous n'essayez pas. »
Sakura pouffe de rire.
… Ben, je suppose que j'étais encore fatigué et que j'ai dit quelque chose de bizarre.
«          Donne moi une seconde, je v ais me lever. »
En prenant une grande inspiration, je vide mes pensées.
L'air froid de derrière la porte aide pas mal, dans ces cas là.
Le frisson marche bien, pour enlever toute envie de dormir de ma tête.
         Devant moi se tient Matou Sakura, ma 'junior' au lycée. Cet endroit est une remise derrière ma maison, et il est 6h.
« … Senpai ? »
« Ouais, je suis réveillé maintenant. Désolé, je pense que je l'ai encore fait. Je dois t'aider à préparer le petit-déjeuner aussi. »
« C'est bon. Vous vous êtes encore couché tard la nuit dernière, pas vrai ? Alors vous devriez prendre votre temps le matin. Je vais préparer le petit-déjeuner. »
Sakura dit ça avec un ton joyeux.
… C'est inhabituel. Sakura semble vraiment de bonne humeur ce matin.
« Je ne peux pas te laisser faire ça... Je vais me lever tout de suite, allons à la cuisine ensemble. »
« Ah... um, Senpai... »
« Hm ? Quoi, quelque chose ne va pas ? »
« Non, c'est rien, mais... Je pense que vous devriez vous changer avant d'aller à la maison. »
«          Oh. »
Je me regarde. Je me suis endormi pendant que je travaillais, alors je porte encore mon bleu de travail. Et vu que c'est ma tenue pour travailler, il est plutôt sale. Je ne peux pas imaginer ce que Fuji-Nee dirait si j'allais dans la maison comme ça.
« Ugh... Je suppose que je suis toujours pas réveillé. Je suis un peu à côté de la plaque ce matin. »
« C'est possible. Alors vous devriez rester ici un peu, et je vais m'occuper du petit-déjeuner. Et vous savez, si vous gardez cet endroit en désordre, Fujimura-Sensei va se mettre en colère. »
« … Tu as raison. J'arrive après m'être changé. Passe devant. »
« Oui, j'attendrai, Senpai. »
Sakura s'en va.
Bon.
Je dois mettre mon uniforme et ranger tout ça.
La remise est construite au bord de la cour de la maison, et comme ça en a l'air, c'est une sorte d'entrepôt où on met toute la camelote qu'on utilise plus.
Mais pour moi, c'est une vraie malle de trésors puisque j'adore déranger les choses depuis que je suis enfant.
Père ne m'autorisait pas à aller ici, mais je m'y glissais toujours. C'est donc devenu ma base.
Pour moi, Emiya Shirou, je pense que vous pouvez dire que cet endroit est vraiment ma pièce.
La grande maison Emiya ne me va pas, et je ne peux me détendre que dans cet endroit plein de trucs, de camelote.
« … En plus, c'est du gâchis. Même si c'est de la camelote, ça peut encore s'utiliser. »
La plupart des trucs ici sont des appareils qui ne peuvent plus être utilisés.
Ai-je amené toute la camelote ici parce que j'aimais l'endroit, ou étais-je venu ici parce qu'il y avait toute cette camelote ? En tout cas, étant toujours fourré ici, c'est devenu mon hobby de réparer les trucs cassés.
Ce n'est pas que je suis attaché aux choses. Je pense que ça m'ennuie juste de ne pas utiliser des choses qui peuvent encore l'être. J'ai donc passé toute la nuit dernière à réparer ce four.
« … Je pense que je finirai ça demain. On dirait que je n'ai pas assez de concentration, vu comment je me suis endormi à la moitié. »
Je me débarrasse de ma déception.
Je rassemble les parties du four et les mets sur l'étagère des choses qui attendent d'être réparées.
Il n'y a pas d'espace sur cette étagère pleine de trucs cassés. Un vieux magnétoscope attend après le four.
… Je pense que je ne relèverai pas le fait que c'est Fuji-Nee qui les a tous les deux cassés.
« … Bien. »
Je mets mon uniforme.
Cet endroit est comme ma chambre, et il y a donc des vêtements de rechange, et d'autres choses dont j'ai besoin.
Ça comporte également plein de prototypes, de camelote, les résultats des échecs de mon entraînement.
Il y a aussi une sorte de vieux dessin gravé sur le sol, une espèce d'autel, ou je ne sais quoi.
«          Bon, commençons la journée. »
Je frappe dans mes mains, comme une sorte de prière habituelle pour la remise, puis me dirige vers la maison.

 

[La suite très bientôt. J'attends impatiemment avis, critiques et conseils, via l'onglet "contact" à droite. Merci !]

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